Le secteur du transport et de la logistique constitue l’un des piliers essentiels du développement durable des Comores, un pays insulaire où plus de 90 % du fret est acheminé par voie maritime en raison de sa configuration géographique. Cette forte dépendance logistique, loin d’être une contrainte, représente une opportunité stratégique majeure pour les investisseurs souhaitant se positionner sur un secteur structurant à fort potentiel de croissance à moyen et long terme.
Le transport, le stockage et les services logistiques représentent près de 9 % du produit intérieur brut comorien, confirmant le rôle central de ce secteur dans l’économie nationale. Dans une économie dont le PIB est estimé à environ 1,35 milliard de dollars, toute amélioration des infrastructures, des services ou de l’organisation des flux logistiques génère un effet multiplicateur significatif sur l’ensemble des activités économiques, notamment le commerce, l’agriculture, la construction et le tourisme.
Le secteur de l’énergie et de l’environnement représente l’un des leviers économiques les plus stratégiques pour l’avenir des Comores, à la fois en raison des besoins structurels du pays et de l’abondance de ses ressources naturelles encore largement sous-exploitées. Dans un contexte de forte dépendance énergétique et de transition écologique mondiale, ce secteur offre desopportunités d’investissement à fort rendement économique et à impact durable.
Les Comores importent aujourd’hui la majorité de leur énergie, ce qui se traduit par des coûts élevés de production et de distribution. Le prix de l’électricité figure parmi les plus élevés de la région, pesant lourdement sur les ménages, les entreprises et la compétitivité de l’économie nationale. Cette situation crée un fort potentiel de rentabilité pour les projets visant à réduire les coûts énergétiques grâce à des solutions locales et renouvelables.
Le potentiel en énergies renouvelables est particulièrement élevé. L’ensoleillement moyen dépasse 2 800 heures par an, ce qui place l’énergie solaire parmi les solutions les plus rentables à court terme. Les projets solaires, qu’ils soient raccordés au réseau ou en production décentralisée, présentent des coûts d’investissement en baisse et des retours sur investissement attractifs, souvent compris entre 5 et 8 ans, avec une durée de vie des installations supérieure à 20 ans.
Le potentiel géothermique, notamment autour du volcan Karthala, constitue un atout stratégique majeur. À moyen terme, cette ressource pourrait couvrir une part significative de la demande nationale en électricité, réduire la dépendance aux importations de carburants et générer des économies substantielles en devises. Une exploitation maîtrisée de la géothermie permettrait également de stabiliser l’approvisionnement énergétique et de soutenir le développement industriel.
Les secteurs de l’eau, de la gestion des déchets et de l’environnement présentent également des perspectives économiques importantes. La croissance démographique, l’urbanisation progressive et le développement du tourisme génèrent une demande croissante en services de traitement des déchets, de valorisation des déchets organiques, de recyclage et de gestion durable des ressources naturelles. Ces activités restent encore peu structurées, offrant un large espace aux investisseurs privés.
Sur le plan macroéconomique, les investissements dans l’énergie et l’environnement ont un effet multiplicateur élevé. Chaque amélioration de l’accès à une énergie fiable et abordable stimule directement la productivité des entreprises, favorise la création d’emplois locaux et améliore la balance commerciale en réduisant les importations de combustibles fossiles. À l’échelle nationale, la transition énergétique représente plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements potentiels sur les prochaines années.
Le secteur bénéficie également d’un fort soutien institutionnel et de l’intérêt des bailleurs internationaux, ce qui réduit les risques pour les investisseurs privés et favorise les montages en partenariats public-privé. Les projets intégrant des dimensions environnementales, sociales et climatiques accèdent plus facilement à des mécanismes de financement concessionnel et à des dispositifs d’appui technique.
Investir dans l’énergie et l’environnement aux Comores, c’est se positionner sur un secteur indispensable, rentable et structurant, au cœur de la transformation économique du pays. C’est aussi contribuer à la sécurité énergétique, à la protection de l’environnement et à l’amélioration durable des conditions de vie des populations.